Comores : Riz cultivé aux Comores, quantité insuffisante
Publié par Vibzteam le sam, 04/09/2010 - 14:15.

C’est dans les hauts plateaux de la région de Mitsamiouli que ce riz est cultivé. Pour la troisième récolte d’expérimentation, les agriculteurs de ce centre ont produit plus de 5 000 tonnes d’une qualité moyenne qui répond aux normes de riz ordinaire. Mais une quantité insuffisante par rapport aux besoins du pays en matière de consommation de cette denrée. Ces grains magiques sont désormais entre les mains de l’Office national d’importation et commercialisation du riz (Onicor).
« Comme c’est l’Onicor qui a le monopole de la vente du riz populaire, c’est lui qui va s’occuper de la commercialisation. Le centre s’en tient seulement à la production », précise Moutuon Zakoine président du centre national de recherche et l’exploitation agricole qui pilote ce projet. En contrepartie de cette décision de confier à l’Onicor la commercialisation, cet office a payé pour le centre et pour les producteurs une machine qui sert à décortiquer les grains. Un appareil qui peut décortiquer jusqu’à 1000 par heure. Selon le centre de recherche, « ce riz sera vendu au consommateur final au prix de 275 francs comoriens ». Une aubaine quand on sait que le kilo du riz ordinaire importé coûte entre 400 et 450 francs.
Ce riz produit dans la région nord dans un étendu de territoire dans la savane de Koua Mitsamiouli ne sera pas mis directement en vente. Il va entrer dans les stocks de la société. « Cette récolte sert de stock de sécurité. Il va consister à une soudure entre la commande et l’arrivée de la cargaison car il existe un moment de flottement entre temps. Donc, c’est cette période que le riz produit localement va intervenir », poursuit cet ingénieur agricole devant les institutions de microcrédit qui financent les producteurs.
Cette option de stock de sécurité convient très bien aux objectifs du centre de recherche qui « consiste à lutter contre la pénurie et favoriser la disponibilité de ce produit stratégique », à en croire les responsables du centre. Ce sont 22 hectares qui sont mis à contribution pour la production de ce riz. Près de 37 villages sont engagés dans le projet. Et plus de 600 agriculteurs sont sensibilisés pour cette cause.
Ce riz ne change rien sur les habitudes des agriculteurs car on a intégré de nouvelles techniques agricoles qui consistent à faire une agriculture mixte. « Les producteurs peuvent à la fois cultiver le riz mais aussi continuer à produire les cultures vivrières traditionnelles comme le manioc et la banane », insiste Moutuon Zakoini qui suit de très près le projet.
La présentation de ce premier riz pluviale s’est fait en présence des financiers. Des banquiers « satisfaits et qui se portent encore disponible à soutenir ce projet en particulier et l’agriculture en général car les mutuelles d’épargnes sont crées justement pour cette mission », déclare Chamsoudine Tourqui, directeur exécutif de la Meck Moroni.
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