Ce lundi 16 mai 2011, on entame la troisième semaine de grève dans l’éducation aux Comores. Pourtant, les enseignants ont reçu trois mois d’arriérés de salaire. Ils continuent de réclamer des salaires mais sur la base d’une nouvelle grille indiciaire.
La position des professionnels de l’enseignement n’a pas bougé d’un iota, malgré le versement de trois mois d’arriérés de salaire.
Une trentaine de jeunes femmes, affublées d’un ventre rond pour l’occasion, se sont réunies ce jeudi matin, sur le rond-point SFR à Kawéni. Souriantes, elles étaient venues banderoles en main et ont tenté d’interpeller les automobilistes. Puis elles se sont rendues à l’hôpital pour un sit-in, répondant à un appel national à la grève.
Les « jeunes » paramédicaux ont averti que si le ministère ne réglait pas les problèmes qui touchent à leur travail, ils n'hésiteraient pas à faire la grève.
Il y a quelques semaines, le mouvement de grève des salariés des usines de la Séchilienne-Sidec a fortement perturbé le réseau électrique de l’île. Pour faire face à la baisse de production, Michel Lalande, préfet de la Réunion avait alors réquisitionné plusieurs personnels, afin de garantir à la population une alimentation en courant. Ce 25 avril, le vice président du tribunal administratif de Saint-Denis a rendu son ordonnance dans cette affaire.
L’unique aéroport de l’île d’Anjouan a été bloqué jeudi matin, suite à un préavis de grève adressé quelques jours auparavant au gouvernement de l’île par la direction de l’établissement.
Le personnel de la CISE entame son sixième jour de grève aujourd'hui mardi. Fait nouveau, un médiateur en la personne d'un inspecteur du travail a été sollicité pour renouer le dialogue entre direction et grévistes alors même qu'une possible réquisition planait hier si les conditions de distribution d'eau dans les villes que gère la société s'empiraient.
En grève depuis jeudi dernier, les salariés de la Cise n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente avec leur direction hier. Ils réclament 10% d’augmentation de salaire soit entre 200 et 250 euros mensuels. En conséquence, les 160 salariés grévistes ont décidé de poursuivre leur mouvement jusqu’à lundi.