Serge Zafimahova du C.D.E à Madagascar
Publié par Vibzteam le mar, 27/10/2009 - 11:53.

Le Club développement et éthique (CDE), dirigé par Serge Zafimahova a organisé avec le Réseau des jeunes travailleurs (RJT) une conférence débat sur la situation politique actuelle et un plan de relance de l’économie. Serge Zafimahova expose ses points de vue.
Après un long silence, pourquoi une conférence débat aujourd’hui ?
Ces derniers temps, nous étions plus sur le terrain. Il nous a fallu aujourd’hui se ressourcer autrement, raison du regroupement que nous avons organisé aujourd’hui (ndlr : vendredi dernier). Des échanges de points de vue autour de la situation du pays actuelle et de la relance de l’économie est de ce fait, essentiel. Mais c’est aussi une occasion pour s’ouvrir à d’autres acteurs socio-économiques et politiques et d’élargir un peu nos horizons.
Quel est l’intérêt de cette conférence débat ?
Par rapport aux réalités entrepreuneuriales, ce genre d’échanges de points de vue nous apprendra davantage ce que vivent les employés et les employeurs. Parfois des acteurs socio-économiques n’ont pas d’espace pour s’exprimer donc c’est un moyen pour eux de proposer, de chercher ou de donner des solutions. A côté de cela, des personnes issues de notre cercle peuvent être appelé à prendre des responsabilités étatiques. Donc, si c'est le cas, elles seraient informées des réalités, elles peuvent se ressourcer de ce genre de dialogue.
Que pouvez-vous nous dire par rapport aux relations entre l’économie et la politique ?
Séparer la politique de l’économie est facile à dire. Mais avec les circonstances actuelles, avec les 8 mois de crise, Madagascar n’arrive pas faire décoller son économie, un fait qui justifie que cette étape de séparation n’est pas encore atteinte. Pourtant ailleurs, prenons le cas de Maurice, il fut un temps où ce pays changeait souvent de dirigeant mais bien que le cadre institutionnel soit bien implanté, cela n’a pas eu d’impact sur son économie et le pays est un modèle de réussite économique.
Quelles sont donc les solutions à votre avis ?
Dans un premier temps, il nous faut asseoir une structure démocratique. La mise en place d’un Etat de droit est donc de mise. Si on prend le cas des élections par exemple, elles doivent répondre à une norme acceptable, c'est-à-dire que tout citoyen peut suivre de près l’évolution des résultats des élections et d’éviter au maximum le détournement de voie où d’autres incidents probables.
Et puis pour reconstruire le pays, il faut profiter de cette transition pour tout mettre en place comme il se doit. Je reviens sur le cas des élections, si elles doivent être transparentes, l’assainissement de la liste électorale, le transfert des données se rapportant aux résultats et finalement la protection des fonctionnaires assurant l’appareil électoral devront donc être acquis durant la transition.
Interview de Sobika
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